Chronique BFM = la traduction stratégique, pilier central de la réussite

Dans cette chronique, Hadj Khelil parle de Big Mama, et de stratégie  sur le plateau de « L’Entreprise BFM ». Aux côtés d’invités de marques tels que Xavier Fontanet (ex-PDG d’Essilor et ancien membre du cabinet de consulting BCG), il évoque le mal français en matière de business, et cette incapacité à ne pas pouvoir tirer profit de compétences de pointe. Extrait.

algorithmes big data

Big Mama, c’est une société dont le métier consiste à fabriquer de la valeur avec des données, en développant des algorithmes (pour l’optimisation des big datas). Notre Business Model se divise en trois axes :

– le premier axe consiste à développer pour le client des algorithmes de manière « artisanale », puis de faire en sorte que cette logique artisanale devienne une logique industrielle, un peu sur le modèle de Critéo.

– le deuxième axe, c’est de travailler avec des petites start-ups qui ont des idées absolument géniales, mais qui n’ont pas les moyens de se payer des algorithmes. Donc on fait de l’investissement technologique, en échange de parts de capital : on rentre avec eux dans la société, et on leur développe des algorithmes.

– le troisième axe, c’est la joint-venture. On travaille avec des grosses boîtes qui n’ont pas forcément les compétences en matière d’algorithmes (car en réalité les algorithmes mobilisent des compétences mathématiques variées : régression linéaire, GPM, chaînes de Markov, …). Donc ces sociétés se disent que finalement c’est peut-être mieux stratégiquement de nous « marier » avec des gens qui seront capables de nous développer tout le panorama de compétences algorithmiques.

Finalement, comme le souligne Xavier Fontanet, on est dans du mutualisme, relation dans laquelle un « grand » va avoir besoin d’un « petit », pour se développer.

big data algorithme

Nous sommes, au sein de Big Mama,  à la recherche de partenaires qui sont dans une problématique algorithmique, et qui ont besoin de ces savoir-faire pour croître.

Et c’est un savoir-faire qui est très français. Mais malgré tout, qui souffre d’un péché originel. Je vais vous raconter une anecdote : quand j’étais dans le milieu de la banque, à Londres, je m’occupais d’un desk de produits dérivés. Et vous savez que c’est les français qui ont inventé les produits dérivés. En revanche, ce sont les Américains qui ont sorti Goldman Sachs. C’est la question qu’il faut se poser : pourquoi sommes-nous les pionniers des produits dérivés, et ce sont les Américains qui en ont le plus tirés profit ?

Et pour les algorithmes, c’est exactement la même chose qui est en train de se passer : nous sommes plus forts en moyenne en maths que le reste du monde, mais les géants qui sont en train de grandir, ne sont pas les nôtres.

Et c’est pour cela que Big Mama a changé quelque peu de levier de croissance : on pensait que le « piston » mathématique suffisait, mais ça n’est pas le cas. Le plus gros facteur de succès, c’est la traduction stratégique en mathématiques des problématiques des clients. Car aujourd’hui le gros du marché n’est pas constitué d’entreprises qui savent ce qu’elles veulent. Le plus gros du marché est composé d’entreprises qui ne savent pas tout le potentiel que contiennent les datas présentes chez elles, qui sont en réalité des gisements colossaux. De ce fait, chez Big Mama, on est en train de revoir complètement notre offre, et de mettre en avant notre board, dans lequel on retrouve des sommités comme Jacques Vincent (ex-n°2 de Danone MONDE)…

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Car ils ont connaissance du business qui va nous permettre de mieux analyser et comprendre la problématique du client.

 

HadjKhelil

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