Chronique BFM du 25/02/2017 : Big Data et analyse prédictive

Lors de cette 523ème émission, L’Entreprise BFM recevait Olivier Millet, le PDG d’Eurazeo PME et de l’AFIC (Association Française des Investissements pour la Croissance), ainsi que Jonathan Anguelov (Aircall) et Alain Bosetti (fondateur du Salon des Micro-Entreprises).

Et comme d’habitude, en fin de chronique, Hadj Khelil est intervenu sur la thématique des Big Data, en mettant l’accent sur les immenses potentiels de marché qui existent dans ce secteur. Morceaux choisis.

Big Data, une évolution constante et rapide

« Comme beaucoup de start-ups, on a du pivoter depuis quelques années. Au début, l’intuition était de dire qu’il y avait une révolution (en cours) qui s’appelle le BD, au regard de laquelle Internet sera relégué au rang de simple fête foraine de village de Provence. Et nous nous sommes interrogés sur la manière de capturer une partie de cette révolution.

Il fallait monter à ce moment-là un data-lab, une sorte de légion incluant les meilleurs data-scientists et de développer des algos pour les clients. Mais peu à peu, nous nous sommes rendus compte que cette approche n’attirait pas : les gens trouvent cela trop obscur, et ça ne les intéressait pas. En réalité, ce qui les intéresse, ce sont les logiciels.

Notre cible, ce sont les grands groupes et les PME, car malheureusement, les petites structures n’ont pas assez de données pour qu’on puisse travailler avec elles.

Puis on a pivoté : on s’est dit que finalement, quand on a un algo, et qu’on fait du pre-processing et du post-processing, on obtient facilement un logiciel. Pour ceux qui ne savent pas, un algo est une fonction mathématique qui va nous aider à résoudre des problématiques.

En résumé, nous étions un data-lab, et nous sommes devenus un éditeur de logiciels. Aujourd’hui, nous avons 5 logiciels en catalogue, et on peut désormais lever des fonds. Notre rhétorique est toujours la même : si vous investissez sur nous, vous allez gagner plus d’argent.

Big Data et analyse prédictive

Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que notre métier change énormément : entre aujourd’hui et il y a 3 ans, quand on a commencé, notre métier n’est quasiment plus le même. Au début, nous étions plus sur de la « familiarisation », alors qu’aujourd’hui, les gens ont compris toute la dimension prédictive de notre travail.

Par exemple, depuis la loi Macron, les gens ont la possibilité de passer d’une banque à une autre très facilement. Du coup, les banques sont face à une problématique très claire : peut-on prédire, parmi nos clients, qui va partir ?

Aujourd’hui, par exemple, nous sommes capables de produire un logiciel en SAAS (Software As A Service) pour la banque, qui peut nous dire, sur 1000 clients sur le départ, 760 ont été identifiés comme réellement partants. Nous sommes en pleine analyse prédictive.

De même, nous travaillons sur de la téléphonie mobile : nous sommes en mesure de dire, à ces clients-là, dans 3 mois, votre volume de données représentera tel chiffre. Et dans le même esprit, on pourra anticiper le volume de données des concurrents.

Il y a une telle vitesse dans ce domaine des BD que certains de nos partenaires ne savent pas ce qu’il se passe.

Nous arrivons aujourd’hui à connaître et quantifier l’efficacité des outils que l’on développe (sur 1000 clients sur le départ, on peut en anticiper environ 760). »

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