Big datas et football, ça tourne pas rond ?

Après deux événements majeurs sur le plan sportif (Euro 2016 et JO de Rio 2016) riches en émotions et en surprises, place désormais aux analyses. Le spécialiste en big datas et algorithmes clients Big Mama revient sur un concept encore mal connu des passionnés de ballon rond, mais dont les clubs raffolent aujourd’hui pour maximiser les performances de leurs joueurs : c’est l’analyse statistique de données massives dans les équipes de haut niveau. Deschamps et les siens n’ont qu’à bien se tenir…

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Décrypter les datas pour mieux régner

La scène n’a pas dû vous échapper lors des entraînements : une sorte de ceinture attachée tout autour de la poitrine, une montre type « smartwatch » au poignet, et voilà nos joueurs préférés repartis pour une séance de travail physique qu’ils détestent tant, scrutés comme des rats de laboratoire par le préparateur physique, PC portable devant lui, occupé à analyser les performances de ses players. Et oui, le monde du sport de haut-niveau ne pouvait se passer de l’analyse de données massives pour optimiser le rendement de ses joueurs.

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Lors de la précédente coupe du monde au Brésil en 2014, les membres de la sélection espagnole avait dans leurs équipements des capteurs permettant de calculer la distance avalée par chaque joueur de l’équipe, ainsi que la vitesse de course de ces derniers. Ça c’est au niveau physique. Au niveau tactique, l’outil n’est pas en reste. Certaines équipes ont installé des systèmes de suivi des joueurs sur le terrain, afin de connaître les moindres faits et gestes de leurs protégés. Où se déplace tel joueur ? Où remporte-t-il le plus de duels ? A quelles périodes de la rencontre telle équipe est la plus vulnérable ? Comment marque-t-elle le plus de buts ? Doit-elle tirer des corners rentrants ou sortants ? La précision pourrait même prêter à sourire, mais c’est bien sérieux.

Opta et Prozone, les grosses têtes du Big data sportif

C’est outre-Manche, là où le football est roi, qu’il faut chercher pour trouver les principaux fournisseurs de données de performances. Opta et Prozone sont déjà sur le marché depuis une vingtaine d’années. Ces deux sociétés spécialisées dans l’analyse de données sportives ont rapidement crevé l’écran grâce à leurs analyses statistiques poussées. Opta par exemple, a su convaincre à la fois les clubs, séduits par cet outil de gestion des performances, ainsi que les chaînes TV, avides de données chiffrées pour étoffer les commentaires de leurs présentateurs à la mi-temps. Corollaire de cette nouvelle mode, une nouvelle manière de penser le football au sein des clubs. Les clubs recrutent désormais des profils assez inhabituels dans le monde du ballon rond. Ex-traders, statisticiens, matheux, … bref des spécialistes de l’analyse de données appelés à la rescousse pour traiter au mieux les montagnes de chiffres qui tombent sur les clubs, pas encore prêts à la transition algorithmiques. Pour finir, cette citation de Damien Comolli, ex- directeur sportif des Reds de Liverpool, cité par Le Monde, qui résume à merveille l’enjeu des datas dans le football d’aujourd’hui :« Les statistiques viennent valider ou invalider des décisions. Elles jouent un rôle complémentaire, qui doivent permettre de s’émanciper de l’émotionnel. » Ça tourne bien rond.

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HadjKhelil

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